En Bref

Le célibat dans nos églises. Comment appréhender ce problème?

. Publié le mercredi 04 avril 2012 par Raymond Lacombe.

On dénombre plus d’une centaine d’églises protestantes à Montréal. Il n’y a aucune statistique sur le nombre de membres qui fréquentent ces églises. Toutefois, on peut dire, sans risque de se tromper, que la très grande majorité d’entre elles compte entre 30 et 100 membres. Une dizaine d’autres, plus de 100 membres. Trois ou quatre, plus de 300 membres.

Le célibat touche une grande partie de la population du Québec. Les sites qui offrent aux célibataires l’occasion de rencontrer (virtuellement) l’âme soeur sont légions, sans oublier les agences de rencontres. Ces outils utilisés par beaucoup de célibataires sont à déconseiller aux jeunes et même aux adultes chrétiens. Toutefois, on ne peut pas faire semblant que le problème n’existe car il est bien réel dans nos églises. Beaucoup de jeunes et même d’adultes en quête de l’âme sœur n’ont aucun espoir de la trouver au sein de l’assemblée qu’ils fréquentent. Malheureusement, il semble que la plupart de nos leaders  ne s’en préoccupent pas. C’est un sujet qui est tabou au même titre que le sexe. On évite d’en parler. Alors, quand on est un ou une célibataire chrétien(ne), quoi faire pour trouver le ou la partenaire?

Prier d’abord 

Lorsqu’on est un chrétien ou une chrétienne, on apprend d’abord à se remettre entre les mains de Dieu pour tout ce qui concerne son existence sur cette terre. Pourquoi? Non seulement parce que sa parole nous dit qu’il sait mieux que nous ce dont nous avons besoin, mais aussi parce qu’il nous promet de nous donner la force de tenir bon dans les épreuves. Est-ce à dire que le célibat est une épreuve? La réponse est évidemment non, mais, reconnaissez avec moi que c’est une phase de la vie de l’être humain qui nécessite un choix judicieux. Car si après avoir choisi de faire carrière dans un domaine, une personne peut, après quelques années et  eu égards aux conjonctures de l’époque, décider de se réorienter, l’enfant de Dieu, une fois engagé dans le mariage, ne peut pas décider de changer de conjoint à moins que des circonstances particulières ( adultère, violence continuelle, abus de toutes sortes etc.) viennent entraver le bon fonctionnement du couple.

Ainsi, le choix de l’être aimé doit se faire non seulement en considération de critères sentimentaux, physiques, professionnels, sociaux, familiaux mais surtout en accord avec la volonté de Dieu, donc dans la prière. Il est impératif de confier à Dieu le mandat de mettre sur son chemin celui ou celle qui deviendra, comme le dit poétiquement la Bible, " chair de ma chair et os de mes os " et d’avoir la patience d’attendre qu’il le fasse. Car si la patience est la mère de toutes les vertus, l’impatience est un vilain défaut. Sans compter que Dieu n’aime pas qu’on lui force la main. 

Agir ensuite

Comme dit un vieux proverbe : "Aide-toi et le ciel t’aidera". La Bible déclare aussi : "Prie et agis". Il est évident que pour obtenir un bienfait de Dieu, le chrétien ne doit pas s’enfermer dans sa chambre, prier et attendre que cela lui tombe du ciel. Or, dans le cas qui fait l’objet de cet article, que doit faire une personne qui espère rencontrer l’âme sœur, l’être aimé? Agir ici voudrait dire quoi ? C’est donc là que la chose devient compliquée d’autant plus que la prérogative de faire les premiers pas, selon une loi non écrite, revient à l’homme. Il n’est pas de bon droit, même de nos jours, qu’une femme prenne l’initiative de communiquer ses sentiments. Ce comportement peut lui valoir l’étiquette d’une femme facile. Quoi faire alors?

Étant donné la petite taille de plusieurs des églises, il serait approprié qu’il y ait une association de célibataires chrétiens comme il existe en France et même au Québec. Cette association pourrait regrouper des célibataires de plusieurs églises et aurait comme mandat d’organiser des ateliers, des activités culturelles et sportives, des sorties récréatives, bref faciliter la rencontre de chrétiens célibataires dans une atmosphère d’ambiance saine. La plupart de nos jeunes sont tentés d’utiliser les canaux disponibles (facebook en est un) pour se montrer, certains de façon innocente certes, mais comme il est très difficile de mesurer la motivation réelle de chacun, vaut mieux éviter de se laisser entraîner dans une certaine relation via ces sites auxquels les plus pervers ont accès.

Le débat est lancé. Il nous fera plaisir de publier les réactions des principaux concernés (célibataires jeunes et adultes)  afin de faire évoluer le débat et déboucher sur une alternative viable pour ceux et celles qui espèrent un jour rencontrer l’âme sœur.       


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